Joueur(s), un documentaire de Gabriel Kaluszynski
Jeudi dernier, la chaîne Direct Star diffusait ce documentaire co-produit par le Club Poker. Pour ceux qui aurait manqué la séance, Slowrolled vous offre ici la possibilité de visionner le film dans sa version complète. Enjoy !
« Las Vegas. On la surnomme Sin City, la ville du vice… Parce que tous les péchés y sont permis. Ça grouille jour et nuit. Ça fait la fête. Ça rêve de fortune. Et je suis là, sous cette chaleur étouffante. Un fantasme qui se concrétise. Fascinante, Sin City ressemble à un gigantesque parc d’attractions pour adultes, planté au milieu du désert. Tout est faux et tout soumet à la tentation. Ça brille. Ça claque. Ça excite.
Moi, je suis un joueur amateur, et je vais vivre ce rêve par procuration. Avec eux. Les vrais joueurs.
Mais ça veut dire quoi être un vrai joueur ? »
Gabriel Kaluszynski
Joueur(s)
Un film de Gabriel Kaluszynski.
Avec :
Éric « Pshico » Sagne
Xavier « Furax » Jacquet
Laurent « Apog » Gauter
Marc « Locsta » Inizan
Antoine « Solody » Amourette
Produit par Club Poker et Upside Télévision.
© 2010 Club Poker – Upside Télévision
Liens externes : L’interview du réalisateur – le sujet sur Club Poker.
Maxi en haut de l’affiche
Décidément, les résultats de choix s’accumulent pour le poker romand. En effet, Massimiliano Nestola (que l’on va appeler Maxi, pour des raisons évidentes de nom trop long) a réussi ce lundi une performance de choix, en prenant la 2è place du 3 Länder Poker Tour derrière le jeune Tobias Von Siebenthal. Assorti d’un gain de 114’000 CHF, ce podium constitue le plus beau résultat du Fribourgeois, membre de la phalange « espoir » du team swiss romand, qui s’était qualifié pour l’épreuve via un satellite live à 300.-. De nombreuses personnes ont pu suivre le parcours de Maxi via notre stream, mais aussi par les tweets réguliers de Splinter, présent sur place, ainsi qu’El Miniero et GroundZero, pour le supporter. Slowrolled aime les performances des joueurs romands. Slowrolled aime Maxi.
Les infos que vous n’aurez pas ailleurs:
Le classement des 20 ITM :
1. von Siebenthal Tobias CHF 160.600
2. Nestola Massimiliano CHF 113.900
3. Kürschner Matthias CHF 80.000
4. De Vivo Francesco CHF 58.200
5. Pouchain Julien CHF 43.000
6. Heinsdorf Tobias CHF 31.200
7. Ljubomir Josipovic CHF 21.200
8. Boschetti Yves CHF 15.100
9. Nesci Giuseppe CHF 11.800
10. Patrick Heinsen CHF 9.100
11. Brunner Reinhard CHF 7.300
12. Truche Leonard CHF 7.300
13. DiGiampietro Fabio CHF 7.300
14. Nguyen Duong “Jung” CHF 6.000
15. Caflisch Reto CHF 6.000
16. Maal Sybrand CHF 6.000
17. Rast Josef CHF 5.500
18. de Bakker Koen CHF 5.500
19. Penta Marco CHF 5.500
20. Lehmann Markus CHF 5.500
Et l’info qui tue: avec ce gain, Maxi prend la 31è place sur la « Switzerland All Time Money List » d’HendonMob, la classe !
En route vers Sin City (2)
Let’s gamble baby!
Pas possible de passer du temps à Las Vegas sans jouer ne serait-ce que quelques dollars. Dès votre arrivée dans le terminal de l’aéroport McCarran, vous serez envoutés par les bruits et lumières des machines à sous. Mais avant d’y laisser votre 3e pilier voici un petit résumé des jeux qui sont proposés et du « house edge » – la marge de profit du casino – par jeu.
Commençons par les machines à sous appelées « slot machines », qui sont en fait pour le touriste non averti le vrai danger car il est parfois intimidant pour le joueur débutant de s’asseoir à un vrai jeu de table. Il faut savoir que c’est le casino qui fixe lui-même le pourcentage d’argent rendu aux joueurs en gains. La loi du Nevada exige tout de même que ce taux soit d’au moins 75%, donc la marge maximale de profit pour un casino de Vegas est de 25% de l’argent parié par les joueurs. Mais en général il est dit que les machines rendent entre 82% et 98% des mises et une légende urbaine prétend même que les employés des casinos repèrent assez vite quelles machines sont « loose » et qu’un petit pourboire bien placé pourrait même vous mettre dans la confidence… Bonne chance!
Mais en résumé on peut dire que la marge moyenne est de 15 % sur les « slot machines ». Le Video Poker a la forme d’une machine à sous, mais sa marge de profit y est largement inférieure, elle se situe entre 0.5% et 4.5%. Une spécialité américaine, le Keno affiche lui le plus gros « house edge », ce jeu s’apparente à une loterie à 20 numéros sortants et ne rend que 70% des paris.
Parmi les jeux de table les plus populaires, le « house edge » de la Roulette se situe entre 2.7% et 5.3% selon qu’elle ait une ou deux cases « 0″. L’edge du casino au Baccarat est de 1.6%, de 2.5% au Pai Gow Poker, et de seulement 0.8% au Blackjack. Mais il faut vraiment nuancer le chiffre du Blackjack car il dépend de votre aptitude et du nombres de jeux de cartes utilisés, d’ailleurs vous trouverez assez facilement, à Downtown, des casinos qui jouent encore en « single deck ». Mais le jeu qui fait fureur aux Etats-Unis c’est le Craps. Si vous entendez des hurlements de dizaines de personnes dans un casino de Vegas c’est surement une table de Craps qui s’enflamme. C’est d’ailleurs le jeu qui a le plus petit « house edge » à 0.6%. Faut-il encore savoir y jouer…
Vegas la nuit
Même si vous ne verrez pas forcément la lumière du jour, difficile par contre de passer à coté de la vie nocturne de Sin City. Il faut savoir que depuis quelques années le business du divertissement y a surpassé celui du jeu en terme de chiffre d’affaire. Les shows de Las Vegas dont le fameux « Cirque du Soleil » ont la réputation d’être de qualité exceptionnelle, malheureusement ils ont également la qualité de vous dépouiller plus vite qu’un croupier de Blackjack! Tout espoir n’est pas perdu pour autant car certains sites internet dont www.tix4tonight.com proposent quotidiennement des tickets de spectacles bradés jusqu’à 50%.
Chaque hôtel possède ses propres restaurants, bars et clubs. De manière générale vous trouvez partout de bons voir grands restaurants mais aussi un « food court » rempli de fast food. Si la qualité des restaurants est très variée, il y a un genre dans lequel les américains sont très forts c’est le Steakhouse. Bien sûr, ils ne sont pas tous fantastiques mais c’est la valeur sure de Las Vegas. Pour le reste la qualité des restaurants est souvent proportionnelle au nombre d’étoiles qu’affiche l’hôtel.
Pour faire la fête, un hôtel est spécialement connu pour sa vie nocturne c’est The Palms (en face du Rio pour les joueurs de poker). Vous pouvez y commencer la fête dès l’après-midi avec leurs terribles Pool Party, vous rendre en début de soirée au Ghostbar – bar lounge au dernier étage d’une des tours – qui possède une terrasse ouverte avec un sol en verre pour y admirer une des plus belles vues du Strip et le vide sous vos pieds! Pour continuer la nuit The Palms possède trois clubs parmi les meilleurs de la ville: le Moon, discothèque à toit ouvert! Le Rain, énorme club avec une scène et plusieurs étages pour les clients. Et le fameux Playboy Club, au sommet de la Fantasy Tower, le club ou les serveuses ont des oreilles et une queue de lapin! En vrac d’autres noms de clubs prisés (hôtel): Lavo (Palazzo); Jet (Mirage); Studio54, Tabù (MGM), LAX (Luxor), Pure (Caesars Palace).
Si vous n’en avez pas encore assez à la fermeture, sachez qu’il vous reste les clubs de striptease qui eux ne ferment qu’au matin. Ce n’est pas le lieu pour m’étaler sur le sujet, mais je vous livre quand même quelques bonnes adresses: The Treasures, Spearmint Rhino, Seamless et Sapphire. Sachez seulement que si vous vous y rendez en taxi ,vous paierez une entrée de plus de 40$, car c’est en gros la commission que le taxi perçoit pour amener des clients dans ces Gentlemen’s Clubs. Facile d’économiser cette commission en vous y rendant en voiture de location ou dans une de ces limousines « shuttle » gratuites qui pêchent les clients sur les trottoirs du Strip.
-à suivre-
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En route vers Sin City (1)
« Fin avril ne te découvre pas d’un fil », sauf si tu pars à Las Vegas. Là-bas, les piscines sont ouvertes, le soleil déjà bien au rendez-vous, et c’est dans un peu moins d’un mois que la ville va accueillir des milliers de joueurs de poker accomplissant le pèlerinage annuel. Venant de tous les coins du monde pour les 41e World Series of Poker, chaque joueur caresse le secret espoir de devenir le nouveau Moneymaker ou autre Gold, de réaliser la perf’ qui change une vie.
Mais si toi aussi lecteur, tu prépares ton propre périple dans la ville de tous les vices, voici un modeste guide qui devrait permettre au novice de ne pas avoir de mauvaises surprises…
Le voyage
Dépendant du budget, il y a deux solutions. Depuis Genève et Zurich les vols les moins chers sont opérés par American Airlines, United et Continental. Suivant la saison et le délai du départ les prix varient entre CHF 600 et CHF 1200. Pour ceux qui privilégient le confort par contre, il y a d’abord le vol Swiss avec escale à New York mais surtout British Airways et GoVoyages.com qui proposent des vols directs depuis respectivement Londres et Paris.
Réservation sur place
Las Vegas en a pour tous les goûts. Si vous courrez après les bons plans, les « cadeaux » des casinos, les shuttles gratuits, que vous logez dans un trois étoiles hors du strip et que vous mangez dans les buffets de Downtown, vous pouvez dépenser trois fois rien. Mais vous n’aurez pas tout à fait toucher aux vrais plaisirs de la ville. Car les hôtels luxueux offrent les meilleurs restaurants, des chambres spacieuses, des salles de bains équipées de jaccuzzi et TV LCD, bref le grand luxe à prix d’hôtel Ibis à Fribourg!!! Alors pourquoi s’en priver?
Pour la location de voiture et la réservation d’hôtel je vous invite à découvrir www.hotwire.com, le site aux tarifs imbattables. Petit hic en ce qui concerne la réservation d’hôtel, le site fonctionne en bradant les prix de tous les hôtels car le client n’apprend le lieu exact de sa réservation qu’après le paiement! Mais rassurez-vous, Hotwire vous garantit le standing demandé ainsi que la localisation dans un périmètre raisonnable. Vous ne vous retrouverez pas Downtown si vous demandez un hôtel au sud du Strip! Par contre pour la réservation de voiture n’hésitez pas, car vous irez de toute façon à l’aéroport McCarran pour les meilleures tarifs (Shuttle gratuit depuis le terminal).
Autre tuyau important pour les joueurs de poker, si vous vous engagez à jouer 5h/jour dans leur pokerroom les hôtels du groupe MGM/Mirage, vous offres des tarifs de chambre très préférentiels. Il suffit de les contacter par téléphone à l’avance ou vous présenter sur place au manager de la pokerroom.
Visite guidée
Il faut savoir que la ville a plusieurs faces. Le luxe et les paillettes c’est sur le Strip. Mais les plus beaux hôtels se trouvent presque exclusivement entre Tropicana Avenue et Spring Mountain Road. Chaque touriste fait le tour du Venetian, Caesars Palace, Bellagio ou encore Paris, mais depuis fin 2009, une toute nouvelle attraction a vu le jour et donnera peut-être sa nouvelle identité au Vegas du XXIe siècle: le City Center. Fini le kitch d’une fausse Tour Eiffel, le lion doré de 50 mètres du MGM, les buildings de Manhattan du NYNY, les canaux de Venise et le forum de César, le City Center c’est des buildings de verre en toute sobriété à la manière d’un centre d’affaire de Dubaï.
Rassurez-vous! Nostalgiques du Vegas des films du XXe siècle, vous trouverez des traces bien palpables de ce qu’a été la ville. Même si les Alladin, Sands ou autre Stardust ont été réduits en miettes, Downtown Las Vegas est une vraie mémoire du passé. Même si les hôtels sont souvent miteux (seul le Golden Nugget affiche 4 étoiles), Fremont Street mérite que vous y fassiez un tour.
D’abord les faits. La faune y est totalement différente du Strip. Les touristes sont pour la plupart des beaufs ricains bedonnants de plus de 50 ans, vous y croiserez les exclus locaux de la société près de la gare routière, la nourriture y est très médiocre, pas de shopping de luxe mais des articles à 1$, il paraitrait même que les stripteaseuses y sont parfois périmées!
Oui, mais Downtown c’est aussi ça!
Une atmosphère de films de De Niro, des shows en LED sur le toit de Fremont Street, des bar à cocktails sur la rue piétonne à 2$, du blackjack single deck!, des cocktails de crevettes à 99 cents, et parfois vous y croiserez peut-être des personnages mythiques comme Jackie Gaughan, ex-propriétaire de pas moins de sept casinos de la ville de 1961 à 2004, avec qui j’ai eu la chance de jouer dans une partie de limit hold’em d’anthologie au El Cortez.
-à suivre-
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