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Êtes-vous accro au Poker ?

Rédigé par Gold-Mind le octobre 20th, 2010, publié dans humeur, psychologie

Tout le monde reconnaît que l’un des dangers principaux en matière de jeux d’argent, réside dans le risque d’addiction. Mais sait-on au moins à quel moment l’on devient accro ? En avons-nous tous la même définition ? Je vous propose de poursuivre la réflexion et même d’y participer, via cet article interactif. Vous êtes donc vivement invités à prolonger la liste ci-dessous, en envoyant vos propositions, ainsi que votre pseudonyme, à l’adresse e-mail suivante : gold-mind(atchoum)slowrolled.com.

Voici déjà quelques exemples, afin de lancer la machine et donner le ton :

Vous êtes accros au Poker si…

… vous montez de limite à chaque fois que vous perdez votre stack. Gold-Mind

… vous criez « Tapis !!! » au moment de l’orgasme. Gold-Mind

… vous atteignez la limite de votre carte de crédit avant la moitié du mois. Gold-Mind

… un flic vous colle 80 balles d’amende et vous lui répondez « Raise ! ». Gold-Mind

… vous croyez que votre échec à un examen est dû à un bad beat. Gold-Mind

… ta copine te demande si t’es chaud pour une pizza et tu lui dis « I call »! darty

… vous mettez vos lunettes quand vous mentez à votre femme, car vous êtes en totale Bluff ! X-Men XXL

… quand un pote vous raconte un mensonge, vous vous sentez obligé de 4-bet light en lui racontant un encore plus gros mensonge derrière! X-Men XXL

… pour toutes vos situations dans la vie normale vous utilisez des termes pokerristiques du genre « J’ai oublié mes clés de la maison au boulot, comment je run bad! » ; « Oh le bad beat, le bus avait 1 minute d’avance! » ; « Sick, le mec qui fait la queue devant moi à la boulangerie me sort un one-outter en me prenant le dernier pain au choc! » ; « Mais oui! Le feu devient rouge quand c’est moi qui doit passer… encore un flushdraw raté! » X-Men XXL

… vous payez vos factures par e-banking et vous cherchez à cliquer sur « Fold ». Gold-Mind

… tu demandes un soir à un serveur, un stack de boeuf – pomme-frites. _squAces_

… ton frère monopolise la douche depuis 40 minutes et tu gueules TIME derrière la porte! Wonderbra

… à la station-service tu paies ta bouffe à la caisse et que tu empiles les pièces de 2.- et avances le stack vers la caissière. Tcharls

… t’as encore faim et que tu demandes l’add-on… kaiser

… t’arrives en courant au supermarché à 18h58 pour acheter un truc hyper urgent et qu’on t’annonce avec empathie que c’est toi le bubble-boy… kaiser

… tu trouves des pièces de 2.- sur une table et tu commences à faire des chip-tricks avec. stinkypat

… t’as pas de jetons et tellement envie de jouer que tu ouvres les paquets de penne, de coquillettes, de nouilles et de cornettes pour te faire des stacks. Peu importe

À vous de prolonger cette liste, en envoyant vos propositions, ainsi que votre pseudonyme, à l’adresse e-mail suivante : gold-mind(atchoum)slowrolled.com.

Gold-Mind

De l’utilité d’une Playlist

Rédigé par Gold-Mind le juin 18th, 2010, publié dans psychologie

Bon nombre de joueurs de Poker écoutent de la musique, via leurs écouteurs plus ou moins discrets. Le font-t-ils parce qu’ils sont de grands mélomanes, pour passer le temps, pour éviter d’être déconcentrés par les bruits extérieurs… cela a-t-il une véritable utilité dans leur façon de jouer ? Franchement, je m’en bats les couilles ! Dans cet article, je vous propose donc d’étudier l’utilité de la musique suivant une autre approche, celle de la bière et du pop-corn.

Lorsque j’étais jeune et certainement un peu con, j’avais l’habitude presque militaire d’aller boire des bières avec des copains au café du Cerf à Neuchâtel, ceci tous les week-ends bien entendu et le week-end commence évidemment le jeudi lorsqu’on est étudiant. Au café du Cerf (ceci n’est pas un article sponsorisé), vous pourrez déguster une très grande variété de bières provenant de tous pays, mais vous finirez normalement pas boire une pression… Pépé, le patron, qui est un petit homme très malin, nous offrait du pop-corn à volonté et, surtout, très salé ! Il n’était donc pas rare de nous mettre à trois ou quatre autour d’une chope de 5 ou 8 litres, que nous vidions à l’aide de durites, parce que le pop-corn de Pépé, eh bien il est gratuit… et aussi très salé ! Ca se passe comme ça au café du Cerf de Neuchâtel.

Si je vous raconte à peu près toute ma vie, c’est juste pour que vous compreniez pourquoi aujourd’hui, à chaque fois que je sens l’odeur du pop-corn, j’ai envie d’une bière ! L’inverse fonctionne aussi et cela signifie que l’odeur du pop-corn et le goût de la bière sont fermement ancrés dans mon cerveau.

Le processus d’ancrage est simple et naturel. Il consiste en fait à associer un état interne (émotion, ressenti) à un stimulus externe d’au moins un des cinq sens (ouïe, vue, odorat, toucher, goût). Ensuite, la simple présence du stimulus (odeur du pop-corn) suffit à faire revenir présent à l’esprit toute l’expérience (de buveur de bière of course), et ceci qu’elle soit bonne ou mauvaise  (l’expérience, pas la bière ! Faut suivre !). Si, par exemple, avec chaque bière que j’ai commandée, on m’avait donné une paire de gifles au lieu du pop-corn, il y a fort à parier que  je cacherais aujourd’hui ma tête entre mes deux bras à chaque fois que j’ouvre le réfrigérateur ! Il s’agirait alors d’un ancrage plutôt négatif.

L’exemple le plus célèbre d’ancrage est un ancrage olfactif décrit par Marcel Proust qui, dans son livre intitulé « A la recherche du temps perdu », décrit comment tous les souvenirs de son enfance reviennent à son esprit lorsqu’il déguste une madeleine.

Grace à différents outils, il est possible et même relativement facile de maitriser ce mode d’association que notre cerveau connait bien, pour en faire un processus conscient et très rapide. Ainsi, si l’on remplace l’odeur du pop-corn par le tube de l’été 19XX et la bière par une jolie jeune fille avec laquelle vous avez joué au docteur tout en écoutant ce fameux tube, il y a fort à parier là aussi que le seul fait d’entendre cette chanson vous fasse vous sentir un peu à l’étroit dans votre pantalon !

Prenez maintenant la musique que vous écoutiez l’année durant laquelle vous avez réussi un examen particulièrement difficile, votre permis de conduire, un entretien d’embauche ou quelque autre défi personnel. Certainement qu’aujourd’hui, quelques années plus tard, vous ressentez un sentiment d’invincibilité en réécoutant ces chansons ? Si votre réponse est « oui », et bien ces morceaux-la devraient figurer dans votre Playlist !

Maintenant que vous avez bien compris l’utilité d’une Playlist choisie attentivement, essayons d’aller un peu plus loin. Ce que vous pouvez faire en effet, c’est créer aujourd’hui les ancrages qui vous seront utiles demain. Admettons par exemple que vous remportiez un tournoi le week-end prochain. Vous serez alors extrêmement satisfait et fière de votre performance. Ayez alors à disposition une chanson, une seule, que vous ne connaissez pas encore véritablement. Vous pourrez alors écouter une bonne dizaine de fois ce titre tout en pensant à votre victoire, ce qui va créer l’ancrage recherché. Ensuite, cette « chanson-outil » pourra être utilisée au moment le plus opportun, afin de vous remettre artificiellement dans l’état émotionnel souhaité. Attention toutefois à ne pas en abuser, car si vous deviez essuyer un ou deux bad beats au son de cette même musique, votre encrage prendrait évidemment du plomb dans l’aile…

Gold-Mind

Le cas « Octave-Allemann »

Rédigé par Gold-Mind le mai 20th, 2010, publié dans psychologie

Sur le forum du site Swisspokertour.ch sévit un membre qui fait grincer les dents des autres. Il signe ses articles « Octave-Allemann » et la plupart d’entre vous trouvera peut-être que lui consacrer un article sur Slowrolled.com représente un honneur démesuré. Je pense toutefois que ce personnage mérite qu’on s’y intéresse d’un peu plus près car, en cherchant bien, on dénichera peut-être quelques éléments récupérables…

Pour nous plonger au cœur du sujet, voici le dernier défi qu’Octave s’est lancé : En partant de 100 dollars, il doit jouer au Poker en ligne pour arriver à 100’000 dollars de bénéfices, ceci durant une période de 365 jours au maximum et en ne s’autorisant aucun ajout d’argent frais. Il termine par cette phrase hautement réfléchie : « Je sais bien au fond de moi, que les chances d’y arriver dans les temps sont petites, mais ayant divers intérêts à réussir ce challenge je vais faire de mon mieux (en tout cas je l’espère)« .

Vous remarquerez tout d’abord un optimisme débordant compte tenu des chiffres annoncés, ainsi qu’une honnêteté à toute épreuve, puisqu’Octave nous avoue avoir « divers intérêts à réussir ce challenge« , pour le cas où nous en douterions…

Toute plaisanterie est mise à part, voyons comment analyser ceci. Octave est-il un adolescent surprotégé et trop gâtés par ses parents, disposant d’un argent de poche digne de faire rêver la plupart d’entre nous ? A moins qu’il ne soit au contraire un jeune homme rudoyé par ses camarades, brimé par ses pairs, mal dans sa peau et qui saisi l’aubaine apportée par un forum pour se construire une nouvelle identité, une nouvelle vie ? Je ne sais pas ! Je n’ai jamais rencontré Octave et je suis bien incapable de vous en faire un portrait précis. Ce que je peux vous proposer en revanche, c’est d’analyser ce qu’un tel défi, aussi ridicule puisse-t-il paraître, peut avoir comme influence sur Octave ou sur n’importe quel autre joueur désirant s’auto-infliger une telle charge sur les épaules.

Certaines personnes, généralement plus les hommes que les femmes, ne parviennent à donner le meilleur d’eux-mêmes que lorsqu’ils subissent un stress ou une pression marquée. Ainsi, par exemple, les jeunes étudiants prépareront volontiers leurs examens à la dernière minute, alors que les étudiantes, elles, préfèreront s’y prendre à l’avance. On peut donc imaginer que notre Octave national ne puisse espérer de bons résultats, tel que sa très jolie performance (+4’000 dollars) dans un MTT online, qu’en se lançant publiquement quelques défis pharaoniques… D’autres le font, certes dans des mesures plus modestes et modérées, par exemple en exposant leurs résultats sur des blogs.

Le défi lui-même est donc compréhensible. Ce qui l’est moins en revanche, c’est l’arrogance et la présomption avec laquelle Octave Allemann s’adresse aux autres. Cela suscite à chaque fois de vives réactions et, pourtant, ce jeune impertinent en remet immanquablement une couche ! Cela peut être dû à une grande naïveté ou, une nouvelle fois, à un besoin insatiable de se mettre sous pression. Là encore, il faudrait rencontrer le personnage pour déterminer avec plus de précision ce qui motive un tel comportement.

J’aimerais maintenant aborder une notion plus pointue et encore peu connue dans le monde du Poker. On pourrait l’appeler « la puissance de la visualisation mentale« . Le rêve éveillé, le fait de s’imaginer dans une situation précise, de se voir mentalement en train d’effectuer une action, de penser aux gestes, mais aussi aux dialogues, aux habits que vous portez, à la lumière et au fond musical, etc., tout ceci revêt effectivement une utilité insoupçonnée ! Pensez à Didier Cuche qui, à l’instar des autres skieurs de compétition sur l’aire de départ, mime sa descente en la visualisant mentalement. Cela peut paraître étonnant vu de l’extérieur, mais je vous garanti que de précieux centièmes de seconde sont ainsi gagnés.

Pour revenir à l’exemple des étudiants, sachez qu’il est extrêmement efficace d’imaginer de la façon la plus précise possible ce qu’on va dire lors d’un examen oral. Ensuite, plus on se repasse le film dans la tête, exactement de la même manière que le ferait un acteur pour apprendre son texte, plus grandes seront la qualité de l’image et la précision des dialogues, meilleurs seront les chances d’obtenir une bonne note. Alors, lorsqu’un membre du forum SPT répondait à Octave que « rêver en t’endormant, dans la peau de tom dwan c’est utopique tu sais« , j’ai envie de dire que, bien au contraire, cela peut réellement l’aider.

Vous avez compris que cet article n’a pour but ni de se moquer d’un doux rêveur qui dérange, ni de le défendre. Il s’agit plutôt d’une bonne opportunité d’aborder, d’une façon certes un peu originale et détournée, des notions telles que le stress, la pression, la motivation et l’autodétermination. J’y reviendrai évidemment de manière plus académique dans d’autres articles, mais je trouvais intéressant de chercher à comprendre certains des mécanismes qui poussent ce joueur à agir de la sorte, d’autant plus que ceci peut nous être utile à tous !

Gold-Mind

Les tells: le best of

Rédigé par ezekiel le mai 12th, 2010, publié dans psychologie

Auteur : Teneriello Silvio ©2010 (Toute reproduction sans autorisation de l’auteur est interdite); pour slowrolled.

Il y a une multitude de tells que l’on peut rencontrer à une table de poker. La plupart sont facilement identifiables sur des joueurs novices, mais il faut aussi faire très attention à la fiabilité d’un tell. Les meilleurs tells sont ceux du corps car plus difficiles à maîtriser. Le corps parle parfois de lui-même sans que vous vous en rendiez compte. Attention tout de même, car pas mal de bons, voire très bons joueurs, peuvent utiliser les tells pour vous influencer et vous faire croire à autre chose. J’ai répertorié ici quelques-uns des meilleurs tells que l’on peut rencontrer, surtout ceux qui ont une très bonne fiabilité lorsqu’ils sont détectés chez vos adversaires.

Il en existe certes beaucoup d’autres, mais je pense honnêtement qu’avec les principaux, listés ci-dessous, vous augmenterez votre habilité à vous tenir à une table de poker, surtout si c’est une table composée de très bons joueurs ou de professionnels, qui ne vous connaîtront pas, et que vous pourrez abuser en utilisant ces tells à l’envers pour obtenir gain de cause. Il faut encore savoir que la meilleure façon de ne pas produire un tell est de rester constant dans son comportement. La moindre modification de vos actions à la table pourra être perçue par un joueur avisé.

J’ai classé les tells en deux catégories.

Les meilleurs tells représentant de la faiblesse dans la main ou un bluff

Les jambes qui tremblent, s’arrêtent puis re-tremblent
Les pieds qui se positionnent soudainement à l’extérieur de la chaise
Une nervosité du corps et un faux sourire affiché
Un recul de la table associée à une position décontractée
Contraction du corps en position d’embryon
Semblant de s’aérer le cou en ouvrant sa chemise par exemple
Se toucher le devant du cou
Se masser  la nuque
Toucher les bijoux qui sont à son cou (femme)
Refaire ou ajuster son nœud de cravate (homme)
Les mains posées sur les genoux ou les cuisses
Les pouces dans les poches
Les mains entrelacées et posée sur la table
Respirer fort sans volonté de le montrer
Faux sourire où l’on perçoit uniquement les muscles de la bouche en contraction
Lèvres comprimées ou en forme de bisous
Un regard qui se veut impressionnant pour défier
Un regard qui fixe ses jetons
Un jet violent en misant ses jetons dépassant le pot et avec les bras tendus

Les meilleurs tells représentant de la force

Les pieds qui s’étendent au maximum avec les jambes
Changement soudain d’attitude; la tenue, l’assise, silence soudain
Se rapprocher ou se tenir en avant sur la table
Les doigts écartés ou entrelacés avec les pouces vers le haut
S’avancer et passer ses mains sur la table
Lancer ses jetons avec force en hauteur et en arc de cercle
(sur)-protéger ses cartes avec les deux mains
Menton et nez relevé, attitude fière
Vrai sourire détectable avec le plissage des muscles près des yeux
La langue qui dépasse légèrement entre les dents
Dès le dévoilement d’une carte du flop, la langue qui sort rapidement
Regard qui fixe la table
Regard rapide sur les jetons puis longue étude du flop tête baissée
Prendre son temps pour une relance avec les coude sur la table

Quelques autres tells d’une fiabilité moyenne mais auxquels, dans l’ensemble, on peut se fier

FAIBLESSE : Les pieds qui s’entrelacent soudainement
FORCE : Se lever mais en gardant les mains sur la table
FAIBLESSE : Se serrer dans ses propres bras
FORCE : Haussement intentionnel des épaules
FORCE : Tapoter des doigts sur la table
FORCE : Les deux mains derrière la tête en affichant un style détendu
FAIBLESSE : Prendre des jetons en mains pendant que l’adversaire réfléchis pour miser
FORCE : Grande prise de bouffée d’air dans l’attente d’un call
FAIBLESSE : Se toucher le front ou se toucher le lobe de l’oreille
FORCE : Se passer les doigts de chaque coté du nez
FAIBLESSE : Se boucher ou se toucher le nez
FAIBLESSE : Siffler
FAIBLESSE : Se mordiller les lèvres ou les ongles
FAIBLESSE : Se lécher les lèvres
FORCE : Regarder ailleurs
FORCE : Avoir l’air forcé d’être inquiet.
FAIBLESSE : Les yeux fermé ou cachés par un doigt, une main
FAIBLESSE : Plisser des yeux
FORCE : Demande de clarification du coup ou du montant avant une relance.

KK, Pipi et Banane sans filtre ! (2/2)

Rédigé par Gold-Mind le mai 8th, 2010, publié dans psychologie

N’oubliez pas de lire LA PREMIERE PARTIE

En effectuant quelques recherches sur Internet, vous apprendrez à connaître les propriétés respectives des féculents, des fruits, des légumes, de la viande ou des produits laitiers. Vous y trouverez également des conseils quant à la meilleure façon de vous alimenter en vue d’une épreuve d’endurance. Ceci, additionné d’exercices physiques appropriés, vous permettra déjà d’augmenter quelque peu votre rendement général, relativement facilement. Il en va autrement en revanche pour votre préparation mentale qui, elle, ne se montre pas aussi évidente à maîtriser, tant elle requière une grande connaissance de soi-même. Contrairement aux aspects physiques et nutritionnels, la préparation mentale nécessite de dépasser les quelques notions médicales de base. Il appartient alors à chacun d’apprendre à se connaître, de repérer les événements qui le mettent en confiance, ceux-là même qui lui donnent cette indispensable énergie nécessaire à endurer et vaincre !

Il existe plusieurs méthodes permettant de rechercher ces éléments, de les encrer en soi, puis de parvenir à les activer le moment venu. Cela étant toutefois relativement complexe, j’y reviendrai plus largement lors d’un prochain article. Dans cette attente, je ne saurais trop vous conseiller d’essayer d’améliorer votre concentration, votre mémoire et votre self contrôle. Alors, comme l’humain ne travaille jamais aussi bien qu’en s’amusant, vous devriez penser à dépoussiérer les jeux de votre enfance, tels que le « Memory », les puzzles, les casse-têtes chinois et même le bon vieux « Docteur Maboul ». Ces exercices basiques de mémorisation, de patience et de précision auront immanquablement des effets positifs sur votre comportement et donc votre jeu. Pourquoi alors vous en priver ? Votre cerveau est un outil extraordinaire, mais totalement sous-exploité, alors qu’il ne demande pourtant qu’à travailler pour et avec vous !

Bien qu’a priori plus en adéquation avec les tournois « live », certains éléments cités ici s’appliquent également au jeu sur Internet. Derrière votre écran, personne ne décèlera vos bâillements, vous n’aurez pas besoin de quitter la table pour fumer et vous pourrez peut-être même prendre votre ordinateur portable aux toilettes ! Cela est certes un avantage par rapport au « live », mais la déconcentration qui en résulte est la même. Votre précipitation, votre énervement et vos moments de « tilt » existent sur Internet aussi et même peut-être plus qu’ailleurs. Soyez donc sur vos gardes en « live » comme en ligne !

Sans aucune prétention d’exhaustivité ni d’exemplarité, j’espère simplement que la lecture de cet article vous aura permis de saisir l’importance d’une bonne préparation, ainsi que les effets plus ou moins directs de l’alimentation du joueur sur ses résultats. Libre à vous maintenant de vous demander si l’un ou l’autre des points évoqués dans ce texte vous correspond. Pensez en fait à prendre du recul sur votre attitude à la table ou devant votre ordinateur, afin d’identifier d’éventuelles failles. Ensuite seulement, vous estimerez si cela vaut la peine d’y remédier, qui sait en effectuant quelques recherches supplémentaires à l’aide des outils qui vous conviennent le mieux… Quoi qu’il en soit, j’espère vous avoir donné l’occasion d’y réfléchir, avant votre prochain rendez-vous de Poker !

Gold-Mind

KK, Pipi et Banane sans filtre ! (1/2)

Rédigé par Gold-Mind le mai 3rd, 2010, publié dans psychologie

Des performances répétées dans les grands tournois de Poker ne sont pas les fruits du hasard. Aussi, comme un joueur doit donner le meilleur de lui-même durant de longues heures, il importe qu’il s’y prépare physiquement et mentalement, afin d’assurer une constance dans son effort.

Si l’on dit que toute bonne chose à une fin, on oublie parfois que pour qu’un événement se termine bien, il importe de prendre soin de son commencement. On se souvient en effet presque toujours de la main qui nous a éliminé d’un tournoi, alors que les actions plus ou moins heureuses survenues en début de partie s’oublient facilement. Dans cet article, j’aborderai donc une phase parfois négligée et certainement loin des préoccupations principales des magazines spécialisés, qui survient avant même que les premières cartes ne glissent sur le tapis : la préparation du joueur en vue d’un grand tournoi.

Toutes proportions gardées, si l’on considère le Poker comme un sport, il apparaît alors logique que l’on gère ses capitaux physique et mental de la même manière qu’un champion de tennis ou un cycliste, n’est-ce pas ? Ils n’est pourtant pas rare d’observer des joueurs qui baillent, qui se plaignent de leur dos ou qui montrent une grande impatience à voir enfin la pause arriver. Vous comptez peut-être parmi ces personnes, auquel cas il est temps de revoir certains de vos comportements, de façon à éviter d’offrir d’aussi précieuses informations à vos adversaires.

Il y a près de 2’000 ans, le poète latin Juvénal prônait « un esprit sain dans un corps sain ». Cela est encore valable aujourd’hui pour qui veut réussir, tant dans sa vie professionnelle que dans l’exercice d’un sport. Il apparaît donc évident qu’un joueur de Poker, parfois attablé durant plus de douze heures, soumis au stress, à la tension, et pourtant déterminé à ne rien laisser transparaître, doive se maintenir en bonne forme. Des exercices réguliers, tant de concentration et de mémoire que de musculation, de relaxation ou de stretching, devraient donc faire partie du planning d’un joueur désirant « performer » dans son art.

Aujourd’hui, les tournois de Poker sont heureusement non-fumeur. Certains joueurs sortent donc régulièrement de la salle pour « en griller une ». Cet article ne prétendant ni lutter contre le tabagisme, ni donner de leçon, je me contenterai d’indiquer ici qu’un joueur partant en « pause nicotine » durant quatre, cinq ou six mains offre à ces adversaires une information quant à son niveau général de concentration, mais aussi l’opportunité de placer une action sur une table comptant un élément de moins. Selon une approche systémique, un joueur en « sit out » modifie en effet la dynamique de la table, ceci évidemment de manière plus ou moins importante et exploitable, en fonction notamment de son type, de sa position ou du nombre de jetons qu’il lui reste. Bien que certaines exceptions existent, il apparaît donc généralement plus profitable de rester à sa place durant tout le tournoi et, dans la mesure du possible, d’afficher un état de forme constant.

Partant de ce postulat, il vous appartient d’éliminer de votre comportement tout élément perturbateur et donc potentiellement gênant, à moins évidemment que cela ne fasse partie d’une stratégie spécifique de gestion de votre image. Pour y parvenir, vous devriez cherchez les causes de ces comportements indésirables. Ainsi, pour ne citer qu’un exemple pouvant paraître un peu gros, mais qui se constate pourtant à chaque tournoi ou presque, certains joueurs crient famine une bonne heure avant la pause repas ! Ils se tortillent sur leur chaise, il regardent constamment leur montre et ne se gênent pas de se plaindre ouvertement. N’est-ce pas là un point faible à exploiter ? Un vrai sportif ne se laissera jamais diminuer par un élément aussi évident et c’est d’ailleurs l’un des avantages que montrent les anciens tennismen ou footballeurs reconvertis au Poker. Ces gens-là savent parfaitement comment s’alimenter en vue d’un effort ! Ils ont appris les vertus intrinsèques des sucres lents et rapides, tout en connaissant exactement les meilleurs moments pour en consommer. Bien qu’apparaissant a priori comme secondaire dans la préparation d’un joueur de Poker, ces éléments doivent pourtant être maîtrisés aussi, par qui veut assurer de bonnes performances et, surtout, les confirmer à long terme.

Pensez également à l’exemple des forums animés par des passionnés, qui vous donnent de nombreux conseils quant aux moyens de protéger ou accroître votre bankroll. Aucun toutefois ne parle de la gestion de votre vessie ! Cela vous fait peut-être sourire et c’est la raison précise pour laquelle personne n’aborde ce sujet. Pourtant, des centaines de jetons sont probablement perdus chaque jour, à cause de besoins naturels urgents… Cela démontre l’existence de petites erreurs de gestion, que de simples ajustements peuvent corriger. Le confort du joueur se verra ainsi augmenté, de même évidemment que ses performances à la table.

(Le-Squale) => Gold-Mind

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