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WSOP 2011: Le Main Event, baby (day 3) !

Rédigé par ezekiel le juillet 15th, 2011, publié dans extra

Deux chiffres. 852 et 693, comme le nombre de joueurs encore en lice et le nombre de places payées pour ce Main Event, cuvée 2011. Comme à l’habitude, l’argent sera atteint durant la quatrième journée de compétition. En attendant, état des lieux:

*Le chipleader provisoire s’appelle Poirier (1.328 millions) et n’est pas français. Non, non.

*Guillaume « Le Boa » Darcourt, qui est lui français, pointe à la 15è place du chipcount (701’000) et est, de ce fait, le premier représentant tricolore encore en lice. Il devance notamment ses compatriotes Zarbo (63è) et Thomas (?) Pires-Trigo (199è). En fait, c’est peut-être Paulo. Ou son frère.

*Du côté suisse, on fait grise mine. Nous avons pointé un Robin Jens Coblin en 304è position, Stefan Huber en 336è et Pierre Sikias en 359è. On n’a pas été voir plus loin. Serge Didisheim a sauté lors du day 3.

Jacques monte à 2,6 millions

Rédigé par Ewing le février 5th, 2011, publié dans coverage, EDSO Dublin 2011, extra

Bonnes nouvelles pour notre Fribourgeois.

Après l’élimination de Bodmer, il remporte plusieurs coups d’affilée pour monter à 2,6 millions, soit un million de plus que le stack moyen alors qu’il ne reste plus que 24 joueurs.

Sur le plus gros coup, il relance UTG et est payé par un excellent joueur français au bouton. Le flop vient J-7-2 tout à carreau. Muni d’une paire de dames dont celle de carreau, il place un check-raise de 100,000 à 250,000. Le Français réfléchit longtemps, puis paie. La turn est un 4 de carreau, et les deux joueurs s’observent longuement, avant de checker. Même scénarion sur le 6 de la river, et Jacques possède la main gagnante (face à As-Valet).

La table de Jacques n’est pas facile, malgré un joueur assez mauvais et la dernière femme en course, shortstack. Il doit notamment faire face à un excellent joueur online (qui a notamment remporté le Sunday Brawl de Full Tilt), mais possède heureusement la position sur lui.

Notons qu’on aura vite des nouvelles du Side Event à 300€ grâce à Ewing, où Kourosh Adeli et Roger Gobet ont déjà doublé. Quant à moi, j’ai effectivement busté après une rencontre flush contre flush, puis KK vs AA et enfin un flip 33 vs AJ pour revenir à ma cave de départ (slowrollé par le board 84828).

Le tour de l’actu

Rédigé par ezekiel le janvier 23rd, 2011, publié dans extra

Après le PCA et l’Australie, en route vers Deauville.

Nos awards pour la francophonie ayant été remis, c’est dans les sept prochains jours que vous connaîtrez ceux qui récompensent la communauté suisse et suisse romande. C’est une chose. L’autre, c’est que les grands noms du poker international sont en pause avant de reprendre du service, notamment à l’EPT Deauville (voir plus bas). Certes, les Aussie Millions sont le premier festival d’envergure de la planète poker en 2011 (non, le PCA, ça compte pas), et ils ont déjà commencé, mais, à part PokerNews, qui se préoccupe de savoir ce qu’il se passe entre pros FullTilt de l’autre côté de l’hémisphère ? Franchement, dans une période où la seule news d’envergure est la révélation de la vraie identité de Viktor Blom, il est difficile de dénicher de l’info; mais, et avant le suspens insoutenable qui nous tiendras en haleine avant Deauville, on vous a quand même trouvé ça:

* Phil Hellmuth n’a toujours pas annoncé avoir signé avec un nouveau sponsor, après avoir quitté UltimateBet. Nous, on met une petite pièce sur PartyPoker. Pourquoi ? Parce qu’ils ont déjà Tony G. Ou Bodog, parce qu’ils avaient David Williams (chez PS depuis). Au fait, il est où, Jean-Robert Bellande ? Léo Truche ne se pose, lui, pas la question, il prolonge avec Everest; sa coupe de cheveux aussi.

* Daniel Negreanu considère l’EPT Deauville comme étant +EV. Il s’y est inscrit, après moult tergiversations, ayant estimé à la hausse le taux de poissons présents sur le sol français. Entre deux transferts de joueurs sur Fantasy NHL, il l’a même tweeté : « Pokerstars.fr is massive and since poker is regulated in France the tourney will rival San Remo as the juiciest in the world. » La classe, Daniel, La classe.

* Un mot sur le PCA, quand même : ils étaient plus de 1’500 glandeurs à avoir pris congé aux Bahamas pour disputer le Main Event et c’est Galen Hall qui a gagné.

* TF1 pourrait vendre eurosportbet. C’est dommage et ça sent le sapin pour Clément Thumy, Basou et Hugo Lemaire. À propos, dans le même move, ça vous dirait de vendre Christian Jeanpierre aussi ?

* La compétition dans le domaine de l’innovation fait rage entre FullTilt et PokerStars. Pendant que l’un invente les tournois à entrées multiples, l’autre lance ses home games. Nous, on vous propose un truc, les gars; filez-nous du pognon. Vous seriez bien les premiers.

* Isabelle Mercier ne tweete plus.

Chez nos confrères, on a remarqué ça :

* Un article de fond chez poker-actu nous met face à une question existentielle : Le France Poker Tour vraiment français ? On se demande bien quel est le but de la manoeuvre… et on savait pas que Brice Hortefeux était rédacteur chez eux.

* MadeInPoker nous livre un papier de bonne facture sur Constant Rijkenberg, le mec qui avait remporté l’EPT San Remo 2009 et que la terre entière avait soupçonné d’avoir vendu des parts pour un montant supérieur à son droit d’entrée. « Non, non, non, ce n’est pas vrai », nous dit-il et on apprend qu’il reviendrait bientôt sur le devant de la scène, appuyé par PartouchePoker.

* Les chantres du bon goût, wickedchopspoker, nous offrent encore cette semaine quelques illustrations d’articles de très haut niveau.

Carnet de route de Pisingos [10]

Rédigé par Pisingos le janvier 5th, 2011, publié dans extra

Dernier tournoi

20/22 novembre : Chilipoker Deepstack Open à Marrakech, 50k, 60min, buy-in 500+ 50 euros, prize pool total 210’500 euros, 421 joueurs, 60 payés, rang 220.

Je me suis retrouvé au Maroc non pas pour faire un trek dans l’Atlas comme je me l’imaginais depuis des années mais pour passer trois jours à Marrakech après avoir gagné un satellite entre amis. J’ai bien aimé les deux jours de tourisme avec mon épouse et un couple d’amis avec qui nous logions dans un petit Riad familial sympathique et authentique dans la Médina à l’écart de la zone des grands hôtels et des boîtes racoleuses situés dans le quartier de l’Hivernage. Nos hôtes nous ont aménagé un programme sur mesure parfait qui comprenait la visite des Palais, de la palmeraie, des jardins, des fameux souks le tout ponctué de couscous, tagines ou autres tanijas gargantuesques sans oublier l’incontournable balade pour beauf à dos de chameau ! J’ai moins aimé les tables de cash game de l’Es Saadi : il n’y a qu’un seul niveau de blinds plutôt cher soit 10/20 euros avec une cave minimum fixée à 300 euros seulement (bonjour la profondeur) et la curieuse obligation de ne pouvoir décaver que toutes les 90min si on est gagnant. De plus, avec l’autorisation de fumer aux tables, il règne un tel smog ambiant qu’on peut à peine voir le flop …peut être est ce pour cela qu’on voit autant de gamble préflop anytwo vs anytwo ? Bref j’imaginais autre chose de ce lieu de grind tant vanté ou Big Roger et ses compères sévissent six mois par année.

Exceptionnellement un seul day 1 accueillait les 421 partants de ce DSO qui était, comme à l’habitude très franco-international. Ma table ou j’ai deux locaux atypiques, des vraies serrures, un Belge, un Anglais et des Français est plutôt passive, peu de 3-bet, quasiment pas de 4-bet, des c-bet respectés et comme je touche pas mal de jeu, je vais assez vite monter un tapis confortable sans jouer des gros pots. Uniquement sur le 1er niveau j’ai joué 12 mains (2x AA avec lesquels je prends une fois les blinds et reçoit un walk sur ma bb !, AKs, 3x AQ, AJ, AT, A7s, 98s, 77 et J7s) et je vais continuer à toucher énormément de jeu toute la journée pour jouer un record de 70 mains en 11 niveaux donc plutôt agréable de pouvoir être aussi actif.

Voici un coup intéressant ou plusieurs lignes sont possibles. Sur des blinds 300/600/50 je suis chipo de la table avec près de 95k pour une moyenne à 60k et je décide de relancer UTG à 1’400. Le joueur UTG + 1 qui a 70k, un jeune français tight assez bon, min raise à 2’800, personne ne suit et je call. Flop , je check-raise son c-bet de 5’500 à 13’000, il tank et paie. Turn , je mise 17’000 et après 5 min et le time demandé par un joueur , il finit par fold et prétendra avoir . Après ce coup je passe à un sympathique 110k mais ce sera malheureusement mon point culminant de la journée…

Je vais tout d’abord perdre 40k avec AA vs QQ qui floppe son brelan et je ne saurais pas lâcher mes flèches … Je n’arriverais pas à m’enlever ce coup de la tête ou je spew 30k et je vais ensuite mal jouer pendant deux bons niveaux pour chuter à moins de 28k avant de me reprendre et de remonter à 57k.

Je serais finalement éliminé sur la dernière main du niveau 11 (1k/2k/100) à tapis pré-flop avec QQ vs AQ qui ne touche pas d’As mais qui fait flush pour un pot de 118k qui m’aurait remis au dessus de la moyenne qui était à 96k.

Back to Texas ou le surnom des mains

Rédigé par ezekiel le décembre 28th, 2010, publié dans extra, vu sur le web

Un peu de poker culture (et quelques photos de jolies filles) n’ont jamais fait de mal à personne. Voilà donc une liste non-exhaustive des surnoms donnés ici ou là aux mains de départ et autres combinaisons de notre jeu préféré… N’hésitez pas à participer avec vos propositions; on ne sait jamais, vous pourriez écrire la légende…

: American Airlines / Pocket Rockets / Bullets

: King Kong / Cowboys

: Ladies / Twin Sisters / Cowgirls / Hilton sisters / Double Date / Les taupes / Siegfried and Roy / Four tits

Nous, on préfère celles-là, de jumelles…

: Jesse James / Hooks / Fishhooks

: Dimes / Binary

: German Virgin / Wayne Gretsky’s

: Snowmen / Dog Balls / Piano Keys / Octopussy

: Sunset Strip / Hockey sticks

: Route 66 / Boots

: Speed limit / Snakes

: Jeep / Magnum / Sailboats

: Crabs / Trey / Hooters

Pour ceux qui ne connaissent pas, Hooters, ça ressemble à ça…

: Ducks / Deuces

: Big Slick / Back to Texas / Santa Barbara / Anna Kournikova

: Big Chick / Little slick

: Black Jack / Jack-Ass / Ajax

: Bookends

: Love / Mariage

: Kojak

: Canine

: Maverick / Oedipe

: Quint / Varcony / Nivea / Antiride

: Motown / Jackson Five

: Flat Tyre / Pneu crevé

: Doyle Brunson’s / Texas Dolly

: Oldsmobile

: Dolly Parton

: Main du pochtron

: Sam Farha / Big Lick / Dinner for two

: Heinz

: Jordan

: Number of the beast

: Dead man’s hand / Main du mort

Lost Vegas by Paul McGuire

Rédigé par Ewing le décembre 3rd, 2010, publié dans actu inter, extra, vu sur le web

« Redneck Riviera, conversations existentialistes avec des stripteaseuses, et les World Series de Poker »

C’est l’histoire d’un livre de poker. Oh pas de range d’ouverture, de 3bet light hors position,  cotes implicites ou fold equity, c’est l’histoire d’un mec, écrivain/blogueur/journaliste freelance, qui se retrouve embauché presque par hasard pour couvrir le plus gros tournoi du monde dans la ville la plus folle d’Amérique du Nord.

C’est un récit entre fiction et auto-biographie tellement certaines de ses histoires semblent romancées si ce n’est volontairement sans doute par l’érosion de son souvenir. De 2005 à 2008, Pauly Mc Guire nous conte 4 éditions WSOP ainsi que d’autres épisodes  à Las Vegas. Il nous fait pénétrer sans délicatesse dans l’impitoyable coulisse du monde du poker mais surtout de la ville de tous les extrêmes. Tequila, putes, drogue, bières, médicaments, stripteaseuses, rondelles de citron et marijuana sont les compagnons inséparables de ses expériences.

Entre anecdotes croustillantes concernant certains de vos joueurs favoris, discussions philosophiques nocturnes ou diurnes avec les effeuilleuses siliconées de Sin City et quotidien abrutissant d’un ouvrier du média WSOP, vous serez happé par ce récit voué à devenir un classique du genre.

Pour les passionnés de poker, Pauly nous livre son précieux regard de l’intérieur sur des épisodes WSOP comme l’affaire Tiffany Michelle, l’ébriété de Scotty Nguyen, le scandale « superuser » Ultimate Bet, la bulle spéculative du poker après Moneymaker, les exploits mégalomanes d’une prostituée médiatique mieux connue sous le nom de Phil Hellmuth, mais aussi les parcours chaotiques de joueurs moins connus comme Vinny Vinh, Eskimo Clark ou encore Archie Karas.

Malgré son format agréable en courts chapitres et l’excellent style de son récit, ce livre aura un gros défaut aux yeux d’une bonne partie d’entre vous, il est publié en anglais uniquement. Mais rassurez-vous, une traduction est prévue et c’est l’excellent Benjamin Gallen qui se charge de la mission. C’est pourquoi Slowrolled a contacté Benjo pour nous en parler lui-même.

J’ai lu Paul Mc Guire dire à quel point il était content que tu sois chargé de la traduction française, parle-nous de ta relation avec lui, comment l’as tu rencontré et quels liens entretenez-vous?

Au départ, j’étais juste un lecteur du blog de Pauly. En 2005 et 2006, ses reportages aux World Series of Poker ont apporté un vent d’air frais dans les médias poker assez consensuels. J’étais fasciné par ses écrits, et je m’en suis beaucoup inspiré, à la fois au niveau du style, mais aussi des thèmes abordés, qui différaient de ce qu’on pouvait lire d’habitude. En lisant Pauly, on avait vraiment l’impression de pénétrer en coulisses, d’apercevoir des choses qui ne devraient pas être vues, que les autres ne montraient pas. Il faisait partie de la poignée de gens dans le poker qu’on pouvait vraiment qualifier d’auteurs, dans le sens ou il avait une vision bien à lui. Il était (et est toujours) un indépendant, un franc-tireur qui pouvait dire tout ce qu’il voulait. C’est lors de l’EPT de Monte Carlo en 2007 que je l’ai rencontré. Je me suis présenté, tout timide (c’était un peu la star des bloggeurs ce gars là), et le courant est passé. Je crois qu’il était content et curieux de pouvoir rencontrer un fan étranger. Après, on s’est revu à Vegas pour le WPT du Bellagio et les WSOP, on a fait les 400 coups, on se soutenait mutuellement, et on est devenu très potes jusqu’à partir en vacances ensemble dès la fin des championnats du monde, à Amsterdam. Depuis, Pauly est mon ami le plus fidèle dans le poker, un mentor, un confident. Il m’appelle son frère, et je le traite comme tel. On est sur la même longueur d’ondes, avec le même dégout pour pas mal de choses dans le poker. On vient du même « endroit », ayant débuté comme fans, comme joueurs avant d’avoir envie d’écrire. Malgré la distance, on arrive à se voir régulièrement, rarement au même endroit, et souvent dans des circonstances qui n’ont rien à voir avec le poker – ces derniers temps je suis devenu fan de son groupe préféré, Phish, et j’ai cramé pas mal d’argent et de jours de congé pour aller les voir aux États-Unis, à Miami, Berkeley, Atlantic City… Et on fêtera la nouvelle année ensemble, à New York, devant Phish.

Du coup, après vous avoir raconté tout ça, il doit sembler logique que je me retrouve à traduire son bouquin. Mais en fait, ça avait commencé comme une blague. Le 1er avril 2009, Pauly annonce la sortie de « Lost Vegas », et publie le visuel de couverture. Je reprends l’info sur mon blog, et écris en plaisantant que j’ai d’ors et déjà récupéré les droits de traduction en français. Le lendemain matin, un éditeur me contacte ! Il s’agit de Jérôme Schmidt, lui aussi un ami très cher dans ce milieu, et fan de nos travaux, à Pauly et moi. Il a fait pas mal de trucs dans le poker (le documentaire « That’s Poker » avec Fabrice Soulier et Hervé Martin Delpierre en 2006, le lancement du magazine 52, entre autres) mais il est avant tout l’un des responsables de la maison d’édition Inculte, qui n’a rien à voir avec le jeu. Et du coup, il me propose de publier ce bouquin chez Inculte. C’est un cadeau du ciel, car cela signifie que le livre va sortir dans une « vraie » maison d’édition, et ne sera donc pas forcément cantonné au rayon « poker » des librairies.

Cela fait maintenant plusieurs mois que tu as annoncé sur ton excellent blog être sur ce projet. A quel rythme travailles-tu et quelles sont les difficultés que tu rencontres?

Pauly m’a fourni une version quasi définitive du manuscrit début 2010, et j’ai pris un mois de congé sans solde en février pour m’y mettre. J’ai avancé assez vite, mais pas aussi vite que je l’aurais voulu. J’ai repris des congés en mai pour continuer, mais après, il y a eu les WSOP et ses journées de travail de 16 heures qui m’ont complètement stoppé. J’ai poursuivi après les WSOP, en aout (à Los Angeles, en fait dans le bureau même où Pauly a écrit le bouquin, histoire de boucler la boucle). Là, j’ai presque fini… Enfin, quand je dis « presque », cela veut dire qu’il ne me reste plus beaucoup de pages à traduire. Quelque chose comme 15% du manuscrit. Mais en fait, je ne suis pas satisfait de tout ce que j’ai écrit, et je vais donc tout reprendre depuis le début, phrase par phrase. Je refuse à sortir autre chose qu’un truc parfait, fidèle à l’original.

Les difficultés sont multiples… Déjà, et c’est trivial, il y a le manque de temps. J’ai un boulot à temps plein, et des projets parallèles qui me tiennent à cœur et que je ne veux pas laisser tomber (mon blog perso, principalement). Après, il y a mon manque d’expérience : là où un traducteur pro peut enchaîner trente pages par journée de travail, j’ai du mal à en faire plus de dix. Et puis après il y a le travail de traduction en lui-même. Je savais que cela allait être difficile, mais pas à ce point. Constamment, il faut être en train de se demander comment tourner les phrases, les idées correctement. Il ne s’agit pas de traduire bêtement mot à mot, mais d’adapter en gardant le sens. La question que je me pose au détour de chaque mot, c’est « Si l’auteur avait été français, comment aurait-il dit cela ? ». Épuisant !

Peux-tu déjà annoncer une date de parution?

Pour les raisons citées plus haut, je suis en retard. Le livre aurait du être prêt pour novembre, mais il n’arrivera malheureusement pas avant 2011. Je croise les doigts pour qu’il atterrisse en librairie au printemps. Là, je dois saluer bien bas Jérôme (l’éditeur) pour sa patience et sa compréhension. Je vais y consacrer un maximum de temps en janvier et février, où le programme de mes voyages est un peu moins chargé.

La question promo: dis nous pourquoi tout le monde doit foncer acheter ce livre/ attendre ta version française. En quoi est-il essentiel à tout amateur de poker et/ou de littérature?

Pourquoi il faut acheter « Lost Vegas » ? Parce que je vais toucher un pourcentage sur les ventes !

Et aussi… Parce que vous n’arriverez pas à croire certaines des histoires qui y sont racontées. Parce que vous allez bien rigoler à quelques endroits. Vous allez être dégoutés, aussi. Parce que vous allez découvrir ou redécouvrir une époque charnière du poker, les années 2005 et 2006 où le marketing s’est emballé jusqu’à parfois perdre les pédales. Parce que vous allez y croiser plein de joueurs que vous connaissez, ou pensez connaître. Parce que ce bouquin est souvent bizarre, parfois c’est du n’importe quoi, parfois on ne comprend rien, mais on ne s’ennuie jamais. Parce que si, comme tant d’autres joueurs, vous vénérez Las Vegas, il serait quand même peut-être temps d’ouvrir les yeux sur ce qu’est réellement cette ville !

Merci Benjamin de nous avoir consacré une partie de ton trop rare temps libre  pour répondre à ces quelques questions. Slowrolled et ses lecteurs se réjouissent de pouvoir te lire bientôt. En attendant ruez-vous tous sur la version originale! (disponible sur Lulu.com et Amazon.com)

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