Ronny Kaiser remporte l’EPT Tallinn !
Il est suisse, il est jeune, fait partie des meilleurs spécialistes de PLO du pays et dispute les plus grandes épreuves de THNL du circuit européen. Lui, c’est Ronny Kaiser, le nouveau vainqueur de l’EPT Tallinn, première étape de la saison 8 du prestigieux tour ! Une victoire devant 282 joueurs qui lui rapporte la jolie somme de 275’000€, en plus d’une consécration en forme de reconnaissance de son talent. Le poker suisse enfin mis à l’honneur à travers la vitrine médiatique des EPT; merci Ronny, et bravo !
Portrait rapide
Ronny a débuté le poker à 18 ans, dirigeant son attention sur les MTT et les cash games de PLO. Performant dès ses débuts, il construit rapidement une bankroll lui permettant de se tourner vers les cash games live de PLO pour lesquel il est maintenant considéré comme un des meilleurs joueurs européens (il est un régulier de la limite à 100€/200€). Ronny a plusieurs perf’ à son actif sur les tournois européens, notamment une 20è place à l’EPT 6 San Remo (30’000€), ainsi qu’une 16è à la finale du PPT de Cannes (59’000€).
Le poker live bientôt légal en Suisse?
Plus ou moins un an après la décision du Tribunal Fédéral visant l’interdiction du poker live dans nos belles contrées suisses, il semble que plusieurs projets de régulation du problème soient débattus sous notre chère coupole fédérale. En effet, comme nous l’apprend 20min (article en allemand ici), le député UDC Lukas Reimann, un des premiers politiciens à s’être investi dans le dossier, propose d’autoriser les tournois de poker hors casino, pour autant que ceux-ci ne dépassent pas cent francs de droit d’entrée.
SPL saison 1: les vainqueurs
La Slowrolled Poker League, notre championnat freeroll, est terminé et c’est Skudero127 qui s’impose à l’issue de six manches de tournois acharnés. Avec 200 points, il devance drcruz2 (184 pts) et Maniac75 (179 pts) et s’adjuge donc le seat DSO d’une valeur de 550€. Slowrolled félicite skudero pour sa victoire, signe d’une régularité sans faille sur l’ensemble du championnat.
Bravo également à tous les participants d’avoir répondu présents, offrant ainsi une opposition digne de ce nom à tous les compétiteurs.
La SPL a réunit 133 participants pour 88 joueurs classés (les joueurs n’ayant pas obtenus de points ne figurent malheureusement pas dans le classement).
Online: un point sur la législation suisse
Les événements récents du black friday inquiètent les joueurs du monde entier, alors que les Français, pour la première fois depuis des plombes, semblent avaler un peu plus facilement la pilule de l’ARJEL; cette dernière semblant en effet leur offrir toutes les garanties nécessaires à la pérennité du marché. En Suisse, peu de choses ont filtré. Depuis le 2 juin dernier et l’interdiction des tournois de poker dans les lieux publiques, les informations concernant notre jeu préféré, que ce soit en live ou online, se sont fait rares, si l’on excepte les dépêches concernant les descentes de police dans des locaux de jeu. Pourtant, notre cher gouvernement, sur la question des jeux en ligne, est à l’oeuvre depuis 2009. Oui, oui, 2009. Cela fait deux ans maintenant que le Conseil Fédéral a mandaté la CFMJ pour l’élaboration d’un rapport sur « l’évaluation des différentes possibilités de réglementer le jeu de hasard sur internet« . Première mauvaise nouvelle, il n’y a pas de distinction entre jeux de hasard et poker. Bon, ça on a l’habitude. L’autre mauvaise nouvelle, c’est la composition même de cette commission. En effet, « (…) composée de représentants du jeu (casinos et loteries) et de représentants des cantons et de la confédération, une commission a été créé afin d’étudier la problématique de l’offre de jeux de hasard en ligne et préparer les modifications législatives requises« , confirme Emilie Ridard, employée de la CFMJ.
Bon, le poker est un jeu de hasard et, en plus, son avenir chez nous, dans sa version online aussi du coup, est directement lié à l’influence de personnalités issues du milieu du jeu (casinotiers et délégués de la LoRo). Ok. Mais ce rapport, qu’est-ce qu’il dit ? Parce que les mecs n’ont pas chômé, le texte est disponible depuis avril 2009. Mme Ridard, en substance, synthétise sa teneur : « Elle est arrivée à la conclusion que la solution la plus adéquate serait probablement d’attribuer des concessions à la manière de ce qui existe pour les casinos dits terrestres ». Soit. Cependant, ce fameux rapport est moins catégorique. Il propose en effet plusieurs cas de figure, parmi lesquels figure bien l’octroi de concessions; mais pas seulement. D’autres scénarios sont également décrits, parmi lesquels celui du ‘marché libre’, jugé trop coûteux en terme de surveillance de la part de l’État, ‘les concessions autonomes’ (qui limiteraient le nombre d’opérateurs présents chez nous), ‘les concessions liées’ (octroyées aux seuls prestataires déjà présents sur le marché des maisons de jeux terrestres) ou encore ‘l’exploitation (des jeux en ligne) par l’État’. Comme vous le voyez, ce ne sont donc pas les formules qui manquent, même le statu quo étant envisagé.
Que va-t-on retenir de ce rapport nous, petits joueurs de poker ? Premièrement, nous constatons que la préoccupation principale de la Confédération concerne le bénéfice qu’elle pourrait tirer d’une nouvelle législation. Le texte en effet, donne un préavis, pour chaque scénario, sur le rapport dépenses/recettes y relatif. Dépenses pour les coûts liés à la surveillance et aux mesures d’accompagnement, recettes pour l’impôt qui tomberait dans les caisses de l’État. Ainsi, pour le scénario du ‘marché libre’, la commission conclut par « le risque de ce modèle de libéralisation est que les ressources nécessaires pour assurer la surveillance et le contrôle dépassent les recettes fiscales que l’on peut en attendre« . Celui des ‘concessions autonomes’ semble, lui, avoir, sur ce point, un petit avantage: « Les recettes fiscales escomptées sont plus élevées que dans les deux premiers modèles, puisque la relative limitation de la concurrence au niveau national permettrait de fixer un taux d’imposition plus élevé. Les recettes fiscales espérées devraient donc être supérieures aux coûts des opérations de contrôle et de surveillance« ; alors que le schéma des ‘concessions liées’ soulève un enthousiasme certain: « Les recettes fiscales escomptées seraient en revanche légèrement plus élevées que dans un système de concessions liées, car la protection de l’exclusivité justifierait un taux d’imposition plus élevé. Ce modèle privilégie cependant les maisons de jeu qui sont déjà au bénéfice d’une concession« . Que des bonnes nouvelles ! Le scénario de ‘l’exploitation par l’État’ est, quant à lui, une possible source de problèmes: « Les monopoles d’Etat sont toutefois difficiles à concilier avec la liberté économique« , malgré des recettes fiscales plus importantes. Le rapport conseille encore de surveiller ce que si passe dans l’Union Européenne afin de se faire un avis (on est alors en 2009), bien avant l’ARJEL en France, et les ouvertures des marchés danois ou hollandais par exemple.
Le rapport s’étend encore sur un panorama de mesures qu’il faudra prendre en cas de régulation, du contrôle des flux financiers aux dispositifs techniques à mettre en place. Assez exhaustif. Concrètement, et pour terminer, le gouvernement suisse réfléchit indirectement au sort de notre jeu préféré (puisqu’englobé dans les jeux de hasard) depuis un petit moment déjà. Depuis 2009, cependant, pas de nouvelles, ni de communiqué de presse. La structure du législatif de notre pays est complexe et il faudra certainement encore attendre quelques temps avant de voir un projet de loi être débattu aux chambres, comme le confirme Mme Ricard (12.2010): « [la commission] devra ensuite faire une proposition au Conseil fédéral qui décidera de la suite à donner. En cas de modification de la législation, un projet devra être présenté aux Chambres qui devront en débattre. Ce processus nécessite un travail de longue haleine et il ne nous est actuellement pas possible de dire quand ces nouvelles normes entreront en vigueur.«
Voilà, wait and see, sans se réjouir. Il n’y a en effet que très peu de scénarios qui sont favorables aux joueurs de poker. Entre danger d’avoir un marché fermé aux seuls Suisses (générant d’énormes soucis en terme de fréquentation des sites) et celui de voir nos casinotiers préférés agrandir leur monopole, espérons que les exemples récents en la matière, au niveau international, nous soient favorables. Mais on peut en douter. Légitimement.
Pour les courageux : le rapport en entier (pdf)
Venez en parler sur swisspokertour.
SPL: notre championnat freeroll
Il ne reste plus que sept jours avant le début de notre championnat freeroll, la Slowrolled Poker League (SPL)! Au programme de cette compétition, six tournois, tous les lundis du 11 avril au 16 mai prochains, à 20 heures 45. Trois manches se joueront en full ring (9 joueurs par table) et les trois autres seront des épreuves 6max, c’est-à-dire qu’elles mettront aux prises des tables de six joueurs. De plus, deux des tournois se dérouleront en structure deepstack, avec des rounds de 15 minutes pour un stack de départ de 5’000 jetons. Le vainqueur du classement général sera en outre récompensé par un seat pour un tournoi live !
Ne tardez pas à vous inscrire auprès de notre partenaire pour l’opération et venez affronter les joueurs romands ! De plus, 888 vous offre un bonus de 8$ sans faire de dépôt; de quoi s’amuser en attendant de croiser le fer avec les lecteurs de slowrolled !
Toutes les infos : prix et déroulement | modalités d’inscription
Jouer sur Pokerstars.FR: la fin des illusions ?
La semaine dernière, Bergi nous faisait part d’une bien étrange nouvelle concernant FullTiltPoker et l’interdiction (momentanée) qui avait frappé les résidents suisses de s’asseoir aux tables de cash games, et il se demandait alors si le gouvernement suisse n’était pas en train de travailler dans l’ombre afin de préparer une future législation qui régulerait la pratique du poker en ligne. Aujourd’hui, c’est un autre élément qui attire notre attention sur cette même hypothèse. En effet, alors que le support de Pokerstars.FR nous confirmait, il y a à peine quelques jours, que les joueurs suisses pouvaient, moyennant la propriété d’un compte bancaire au sein de l’UE, s’inscrire et jouer sur leur plateforme, voilà que la donne semble avoir changé:
Ce message, qui apparaît sur le logiciel en .FR nous conduit directement à sa version en .COM. Étrange, surtout que nous avions créé un compte joueur-test chez nos amis Français il y a de ça quelques semaines à peine… Quoi qu’il en soit, il semble que le syndrome « winamax » (qui avait interdit -puis réautorisé l’inscription de joueurs suisses sur sa plateforme) frappe à nouveau un opérateur ARJEL… Quelque chose nous dit, à slowrolled, que nos chers élus ont peut-être oublié de nous dire quelque chose…











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