Une pièce à conviction de plus dans le dossier Tekingamgac
Slowrolled, par le biais de son live reporter Frank Bader, peut lui aussi amener sa pierre à l’édifice du scandale de triche qui a secoué Cannes ses dernières heures. C’est en effet en fouillant sa photothèque que Frux a mis la main sur les clichés suivants. Il faut bien avouer que, quand on a lu les dernières news, la présence du photographe derrière Dervaux notamment est plus que troublante. Surtout quand on sait que Nico est sorti par Ali en 14è position du PPT 2010.
Scandale : un tricheur démasqué au PPT Cannes 2010 !
Demain, vous pourrez suivre la table finale du PPT Cannes 2010 en live sur slowrolled, mais, petite surprise, les joueurs ne seront que huit au lieu des neuf initialement prévus. En effet, les organisateurs ont pris la décision d’exclure Ali Tekintamgak (GER©) de la finale si médiatisée. En effet, il est désormais avéré, après visionnage et revisionnage des bandes vidéo du jour 5 de l’épreuve, que l’équipe dirigeante a décelé chez l’Allemand une attitude qui, sans aucun doute, est synonyme de tricherie. Patrick Partouche confie d’ailleurs à madeinpoker que les bandes ont été remises à la justice et que celle-ci est en train de faire son travail : « Nous avons toutes les preuves en vidéos. Jamais sinon nous n’aurions pu prendre une décision aussi lourde de conséquences. Nous avons porté plainte pour fraude et l’affaire est désormais entre les mains de la justice et de la police qui visionne les bandes ». La finale du PPT débutera donc à huit joueurs et les jetons du joueur de la patrie de Goethe seront simplement retirés de la table. Tout bêtement. Le prix accordé à la neuvième place devrait soit être distribué à des oeuvres caritatives, soit être réparti entre la 1ère et la 8è place, nous font savoir les organisateurs.
Mais revenons sur Ali. Ce joueur, déjà démasqué par Kremser lors d’un EPT (Tallin, 2010), n’en serait effectivement pas à son coup d’essai en matière de tricherie. Selon une méthode éprouvée, il aurait bénéficié de la complicité de faux journalistes qui, placés derrière ses adversaires, lui indiquait par des signes, il faut croire pas si discrets que ça, le jeu des ses adversaires. De vieilles ficelles, en somme.
Au final, tout le monde s’en prend plein la poire : les joueurs, qui sont à nouveau « victimes » des vieux clichés liés à notre jeu préféré, et les journalistes, dont la plupart sont des gens talentueux et passionnés. L’organisation, par contre, elle, peut se targuer d’avoir percé à jour cette affaire. Bravo donc, pour une fois, aux Partouche qui n’auront pas laissé l’opprobre se jeter sur leur tournoi.
Mais cette révélation nous laisse un goût amer. Slowrolled, à sa mesure et comme bien d’autres acteurs de ce milieu, se bat pour le débarrasser des idées reçues de tous genres. Force est de constater que, dans un environnement régi par et pour l’argent, il y a encore bien trop de Ali Tekintamgak, qui préféreront toujours tricher que de connaître leurs probabilités. C’est triste, c’est la vraie vie, c’est sick.
Ci-dessous, Ali dans ses oeuvres. Enfin, il paraît. Regardez autour de la 28è seconde et où Ali regarde avant de call… M’enfin, j’dis ça, j’dis rien.
Gros succès pour le WPT Amnéville
Il y a presque un an, l’annonce de la tenue d’un World Poker Tour à Amnéville (France) avait fait sourire. Certains étaient même persuadés qu’il s’agissait d’un canular, puisqu’il était annoncé dans un casino pas encore construit, et, surtout, dans une ville de Lorraine qui compte à peine 10,000 habitants.
Hé bien figurez-vous que non seulement l’épreuve a bien lieu, mais qu’il s’agit d’un succès notoire : le WPT Amnéville est devenu, avec 541 joueurs, le plus gros WPT disputé en dehors des terres américaines!
Grâce à un buy-in de 3’500€, un prize-pool très intéressant a été créé. Harper, reporter de Winamax.fr, nous apprend ainsi qu’un total de 54 joueurs seront payés. Le 54ème prendra un minimum de 7,200 euros. Les trois premiers remporteront quant à eux :
Vainqueur. 433,000€ + Ticket à 25,000$ pour la finale du Bellagio
Runner-up. 229,000€ + Ticket à 10,000€ pour le Grand Prix de Paris
Troisième. 161,000€.
A l’heure où j’écris ces lignes, le Day 1B bat son plein. Il y avait pourtant en ce début de novembre la concurrence des Masters Classics d’Amsterdam, un des tournois les plus appréciés des joueurs du circuit. Mais il semble que ce WPT « cheap » ait été pris d’assaut par les joueurs français, qui composent presque l’intégralité du field. Le niveau s’en ressent…
Après quelques minutes de partie, un random local a ainsi envoyé ses 600 blindes sur la rivière K T T A 9, contraignant Jérôme Zerbib à folder son As-Dix, au plus grand bonheur de l’investigateur de l’action, qui a fièrement dévoilé J-9.
Parmi les plus gros tapis du Day 1A, on retrouve le corse Jean-Paul Pasqualini, récente recrue de Full Tilt.fr. Dans le Day 1B se distingue pour l’heure Basile Yaïche, qui a lui signé pour EurosportBet (notre news à ce sujet).
Avant de vous laisser suivre le coverage sur le Club Poker ou sur Winamax, notons que les deux coéquipiers de « Basou », Clément Thumy et Hugo Lemaire, ont déjà été éliminés. Nous saluons cependant leur belle performance de la semaine dernière, puisque pour leur premier tournoi sponsorisé (3k€ des Hold’em Series de l’ACF), ils ont tous deux atteint la table finale. « HHHugo » s’inclinera malheureusement à la 8ème place, tandis que « clem2511″ ne rendra les armes qu’en troisième place. Très déçu de n’avoir pas pu remporter le tournoi (la moyenne étant inférieure à 10 blindes par moments en table finale, on ne peut le blâmer), Clément se consolera avec un chèque officiellement de 48,000€, mais qui comportera sans doute quelques dizaines de milliers d’euros supplémentaires, suite à un deal à trois dû à la profondeur ridicule.
C’est le local hero Winamax Paul Pirès-Trigo (« PPT » pour les intimes) qui s’est adjugé le trophée.
On se quitte avec l’image du jour, venue tout droit d’Amnéville et rapportée par les reporters Winamax :
Kevin "imalucksac" Mac Phee prend visiblement beaucoup de plaisir à être en Lorraine
La Maison du Bluff – comme si vous l’aviez regardée
La lecture du nom me donne déjà des frissons d’horreur mais parce que l’actu Poker c’est malheureusement aussi ça, je me suis coltiné l’épisode 1 tout entier – c’est qu’il est long le vilain – pour vous faire profiter de quelques pépites. Je plante le décor, NRJ12, nouvelle émission de TV réalité poker. Dans une magnifique villa à Marrakech douze sélectionnés et quatre qualifiés online vont se bluffer joyeusement pour un contrat pro de 150’000€, le tout sous la direction d’Alexis Laipsker le boss communication de Pokerstars.fr.
Le casting: six filles taillées pour la team pro Partouche Ladies dont je n’oserais douter des qualités techniques, cinq mecs plutôt « bogoss » et Moundir l’ex-candidat de Koh Lanta.
La première perle viendra tout de suite de ce dernier.
Moundir: « …bref mes qualités, je suis quelqu’un de très humain, j’adore le partage, mes défauts, j’ai horreur de la trahison, les mythos et les serial killer *hum t’es sérieux là*, mais surtout les gens qui se moquent de moi. *autant pour moi, sorry!* J’adore jouer au poker mais y a une seule chose j’ai horreur de perdre. Hey mec tiens tes cartes! Je suis pas un fish, je suis un requin, faites attention à mon aileron *hum XmenXXL c’est vrai tu t’y es frotté au FPS Divonne, il mord?*
Moundir: « Là vraiment je prends conscience qu’on est pas là pour blaguer, qu’il en restera qu’un et il faut que je fasse partie de ce dernier… »
On entre dans le vif du sujet, soirée danse orientale et la playmate en herbe numéro 1 Sasha entre en scène et nous fait profiter de l’ensemble de ses skills. Miam. Soirée découverte, ça picole amicalement et le gentil philosophe Fabrice est là pour nous rappeler que: « …ça parle trop de poker alors que y a un temps pour tout, voilà tout simplement. »
Après la fête, place au poker, et première bonne nouvelle, tout dans la maison se jouera au poker: les corvées, les sorties et les soirées. Chaque joueur reçoit 10’000 jetons qu’il met en jeu à chacune des parties, le joueur qui les perd est éliminé. Deuxième bonne nouvelle, ils sont là pour apprendre à jouer et c’est Julien Brécard qui sera la caution technique de l’émission. Allez Julien on te souhaite bon courage!
Première partie de poker, dans le HU final, c’est Julien l’acteur qui est en bonne posture face à la torride Sasha. Sur un board
, Sasha part à tapis avec
payée par le
de Julien.
Sasha: « T’as gagné je crois. »
Julien: « Tu sais il reste deux cartes, tant que les cinq cartes sont pas sorties ça veut rien dire. »
Première leçon. Merci. Julien est chipleader de la 1e journée. Il dormira dans une suite cinq étoiles, alors que Fabrice le premier sortant, dormira dans une tente dans le jardin à coté de la chèvre car comme le dit si bien Alexis Laipsker: « La Maison du Bluff n’accepte pas les losers ».
Je vous épargne les grosses lignes de 40min suivantes dans le plus pur genre de la TV réalité. Juste pour vous dire que:
Moundir et trois acolytes sont de corvée ménage.
À Marrakech, c’est pas l’automne et les filles se passent de la crème solaire entre les ficelles de leur bikini. Séquence chaleur.
Cut Killer a mixé la deuxième soirée de la maison et Sasha et ses copines nous ont refait profiter de leurs skills. Chaud.
Fabrice: « Ben on a essayé avec Sasha, Sasha elle a son petit ami donc on va essayer d’être discret discret. On a essayé avec Caroline mais elle a aussi son petit ami. On va essayer avec Laurine, elle a son petit ami mais je pense que Laurine… mmh… éventuellement, mais à voir. Ouais Fabrice il est chaud, Fabrice il est tout le temps chaud. » C’est pas l’Ile de la Tentation mais c’est le petit ami de Laurine qui va être content.
Moundir commence le show et embrouille Quentin lors de la séance de sport du lendemain.
Un pari finit en bain de minuit collectif.
Nominations pour le sit’n go, six personnes dont les deux premiers sortants quitteront la Maison.
Julien le chipleader a droit à nominer une personne: il n’ose pas choisir donc tire au sort la belle Caroline. Le drame. Débat sur son choix. Pourquoi ne s’est-il pas auto-nominer? Hein quoi? Certains candidats pensent que le chipleader aurait du faire preuve de grandeur et se mettre en danger… Moundir: « Si je devais être chipleader, je me nominerais moi! » Ok quel bon sens…
Deux autres candidats sont nominés par l’ensemble des candidats, deux par Brécard et Laipsker et le dernier sera le candidat fraichement qualifié online, Gilles, au physique pas passé par le filtre casting.
Moment pertinent de poker. Cours technique sit’n go par Julien Brécard qui win son sng 6max test online. Au premier essai?
On entre dans la partie éliminatoire. À savoir que les deux premiers sortants du sng 6 max quitteront la maison. 10’000 de stack environ (certains en ont gagnés/perdus lors des activités de la semaine) pour chacun et blind 25/50.
Deuxième main: le carnaval commence.
UTG Fabrice lève
, il limp 50.
Laipsker: « C’est juste payé, c’est un peu étonnant? »
Brécard: « C’est très étonnant, il devient très exploitable, …il annonce une main peut-être juste moyenne alors que c’est une main qui fait partie des meilleures surtout à six joueurs. »
Quentin en SB call juste avec
.
Laipsker: « Oh il call, j’aime pas du tout ça. »
Brécard: « S’il touche le Roi il a pas un bon kicker, s’il touche le 2 il aura jamais top pair. »
Jérémie check en BB avec
.
Flop:
![]()
Quentin check, Jérémie check, Fabrice ouvre 125 dans 150.
Laipsker: « C’est étonnant ce que Fabrice fait, il a pas voulu relancer, il rate le flop et il bluff sur un board quand même très riche. »
Brécard: « Y a énormément de tirage, … mais y a des chances que le coup s’arrête maintenant. »
Quentin min-raise à 250. Jérémie passe.
Laispker: « Ouh pas du tout, c’est assez étonnant le déroulement de ce coup, Quentin lui revient dessus et Fabrice qui paie 250. Il doit pas être enchanté Quentin d’être payé. »
Turn
.
Brécard: « Alors là c’est une des pires cartes qui puisse tomber, qui va probablement couper l’action. »
Quentin check, Fabrice check.
Sauf que:
River
, et là c’est C A R N A V A L !!
Brécard: « J’allais dire la pire carte serait un Roi à la rivière.
Quentin ouvre 250 hors position.
Laipsker: « Il transforme un peu sa main en bluff, car là sa paire de Roi vaut pas grand chose. »
Fabrice instant raise à 750.
Laipsker: « J’aime pas du tout cette relance, s’il est payé c’est qu’il est battu, il peut pas être payé par moins bien. »
Brécard: »Normalement non mais euh… »
Laipsker: « Oh la la c’est payé… »
Brécard: « Le coup est tellement étonnant depuis le départ. »
Laipsker: « Ah y a quand même beaucoup beaucoup de lacunes là chez Quentin, c’est pas payable ça. »
Jérémie dit à Fabrice sur le ton de l’ironie: « T’as peur du 6? »
Rires de Fabrice.
Jérémie: « Tu l’as vu? »
Fabrice: « De quoi? »
Jérémie: « Le 6 qui faisait quinte? »
Fabrice: « Je l’ai vu… »
Oops bon Brécard aura du boulot… Je vais pas relater ici tous les coups de noob de la suite de la partie, j’ajouterai juste que le fameux donk Quentin quittera l’émission le premier suivi par la blonde à forte poitrine Ondine.
Au final, j’ai bien taillé l’émission mais il faut admettre qu’elle fait plutôt bonne figure au vu des standards de ce genre de télévision. Le poker n’y est pas un simple alibi au service du commercial. Alexis Laipsker et Julien Brécard sont « légitimes » et le format de l’émission donne vraiment le rôle central à la compétition. Je surveillerai donc les prochains épisodes d’un œil au moins.
L’heure du bilan : retour sur un week-end agité
Alors que vous rêvassez en lisant la fable de notre « Jean de la River », et avant un nouveau « Tour du Web en 7 jours », je vous propose de revenir brièvement sur ce week-end à l’actualité brûlante.
Vous avez sûrement aperçu quelques news postées par Ezekiel, lui-même engagé dans un side event : le ChiliPoker Deepstack Open de Vienne se déroulait sur ces 3 derniers jours avec la structure désormais traditionnelle (50,000 jetons, 1 heure par niveau). Plusieurs joueurs bien connus de la scène romande y étaient engagés, pour des fortunes diverses. On saluera quatre deep runs, de Massimilano Nestola, Kourosh Adeli, Grégoire (« Gregoria », selon PokerNews) Marro et enfin Brice Telbois. Si les deux premiers ont subi une amère élimination sur deux bad beats juste avant la bulle, les deux autres ont su tirer leur épingle du jeu et revenir avec quelques euros en poche ainsi qu’une nouvelle ligne Hendon Mob (respectivement 38 et 27ème places, pour des prix entre 1,000 et 2,000€).
Pour l’anecdote, sachez que ce n’est pas Mario Kart mais bien Mario Karman qui l’emporte avec une belle paire de rois, empochant au passage un peu plus de 50,000€. Il devance Laszlo Toth, qui avait éliminé en table finale son propre frère à la 4ème place.
Plusieurs joueurs romands se sont engagés dans les side events : nos attentes étaient grandes envers notre Slowroller en chef Ezekiel, qui a cependant du rendre les armes. Un seul joueur « connu » a pu se glisser dans les places payées de celui à 300€ (Mohsen Amini, 14ème pour 600€). Dans le dernier side event, un 200€ NLHE auquel 88 joueurs étaient inscrits, Christian Delacombaz, plus connu sous le nom de Bigbingo, ne s’est incliné qu’en 5ème place (QQ vs AJ, as sur la rivière). Un coup de chapeau à lui, c’est le cas de le dire!

Victime d'une sortie de route au 11ème level, Mario Kart ne disputera pas la table finale du DSO de Vienne.
Autre tournoi ayant fait les gros titres de la presse francophone : le France Poker Series de Saint-Amand, sponsorisé par PokerStars.fr et au buy-in inchangé de 1,200€. Malgré sa magnifique victoire lors de la précédente édition de Divonne-les-Bains et surtout sa 1ère place au leaderboard, Serge Didisheim n’était pas au départ. On y retrouvait cependant Philippe Narboni, Elky, Tristan Clémençon, Alain Roy, ainsi que plusieurs joueurs bien connus de la scène française.
Avec un field bien plus petit qu’à Divonne (250 joueurs, beaucoup d’autres têtes d’affiche ayant préféré les Championnats de Belgique à Namur), le 1er jour a fortement épuré le field. Elky a sauté après quelques minutes uniquement, tandis que Tristan Clémençon, muni de 9 grosses blindes à 5 mains de la fin du premier jour, a tout simplement décidé de faire tapis sans regarder ses cartes afin de jouer à quitte ou double! Muni de Valet-Quatre de carreau, il a fait un heureux en le possesseur d’une paire de huit en grosse blinde. Mais la performance notable du week-end, côté romand, est à mettre à l’actif d‘Eric Mazza (portrait ici), qui termine à une malheureuse 11ème place.
On a longtemps cru à un nouvel exploit, quelques semaines seulement après la victoire d’ ‘Imagine’ à Divonne : muni de deux fois le stack moyen en demi-finale, Eric avait toutes les cartes en main pour réaliser une grosse performance. Enfin, précisément pas toutes, puisqu’une mauvaise rencontre KK vs AA associée à un frustrant bad beat AQ vs AJ a précipité sa sortie. Notons la victoire de David « RayonsX » Jaoui, très connu des cercles parisiens et des membres du Club Poker, qui confirme son « good run » après plusieurs performances de choix.
Malgré des fins de tournoi rageantes, on salue du côté de Slowrolled la bonne forme du poker romand. Félicitations à Greg, à Brice, BigBingo ainsi qu’à Eric, sans oublier tous les autres qui portent haut les couleurs de notre belle région! Donnez toutes vos forces dans la bataille, c’est avec un énorme plaisir que l’on vibrera avec vous lors des futurs tournois!
Poker marketing
Le poker est un terrain de jeu sans borne pour les créatifs des agences de pubs. Même si les clichés liés à notre jeu préféré ont encore la dent dure, force est de constater que nous sommes passés petit à petit des arrière-salles enfumées à des « lounges » hyper classy. Avant, le gangster sans foi ni loi faisait rêver les gamins que nous étions. Les entraîneuses vénales en fin de parcours ont laissé leur place à des pin-ups regonflées de partout et les flingues, planqués sous la table, la leur à des épées orange fluo pour aller faire la guerre avec 7 et 2. Les agences de pub ne rivalisent certes pas toujours d’ingéniosité pour promouvoir les sites de poker online (les publicités pokerstars ou fulltilt en sont un bon exemple -on joue sur ce que le client lambda connaît du jeu: une table verte, des jetons, des cartes,…), mais la plupart, comme on vous en avait parlé là, tentent néanmoins de tirer leur épingle du jeu.
Mais si cet article voit le jour aujourd’hui, ce n’est pas pour encenser une création de premier plan; c’est quand même pas tous les jours qu’on a droit à une tranche de franche rigolade avec les crevettes de jockeys du PMU. Non, on va même vous parler d’une campagne qui utilise les rouages les plus classiques du bling-bling tape-à-l’oeil de base. La recette est simple : un joueur pro sur le retour (Antonio Esfiandari), un room qui possède le logo le plus pourri du monde (mais qui veut bien dire ce qu’il veut dire), un condo à Vegas ou à Londres et… des tonnes de nanas (presque) à poils. Ajoutez à ça un prétexte très moyen pour faire la fête (comme celui de changer de réseau) et ça nous donne la campagne vidéo-promo de victory poker. Du bonheur pour tous les joueurs de la planète, en somme. Pas sûr que ces derniers se ruent sur la room pour y squatter les tables de cash game, mais ça fait quand même son petit effet et, surtout, ça fait parler. Enfin, moi, je dis ça, je dis rien. Je vous laisse juge. En votre âme et conscience. Même si, parfois, elles sont localisées à de curieux endroits…
C’est quand même mieux que Chabal, non ?
Et si vous voulez voir toutes ces filles s’amuser entre elles avec un gros gâteau, c’est ewing qui est votre hôte.















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